KNACSS Next

cssnext permettant d’utiliser sans attendre la syntaxe des CSS «4 et +», je me suis donné comme petit défi de traduire ma feuille de style préférée dans les CSS du futur.

Pour ce faire, je suis parti de la version CSS vanilla de KNACSS, que j’ai redécoupé en suivant les modules Sass originaux, pour ensuite comparer le code généré avec la source, et essayer de trouver un juste milieu entre la magie des pré-processeurs et une syntaxe en voie de standardisation par le W3C.

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Ember-cli : modèle orienté

Créer son modèle avec EmberJS classique n’est pas si dur que ça :

App.Track = DS.Model.extend({
    title: DS.attr('string'),
    values: DS.hasMany('value'),
    user: DS.belongsTo('user')
});

Mais si vous souhaitez travailler en ligne de commande (ce qui est souhaitable), c’est pas si simple, en particulier pour l’orientation des relations. Voici la méthode que j’ai trouvé :

ember generate model track title:string values:has-many user:belongs-to

Rien de complètement fou, mais à l’heure d’aujourd’hui la syntaxe n’est pas bien expliquée.

Le choix des outils

En informatique, et dans de nombreux domaines, le choix des outils est un sujet qui peut vite tourner au vinaigre, voire au conflit armé.

Selon moi, un bon outil doit respecter deux conditions.

Savoir se faire oublier

On ne devrait pas passer plus de temps à maintenir sur son outil que de temps à l’utiliser. Il faut donc garder la tête froide et savoir se détacher d’un outil trop chronophage dans sa maintenance. En somme, un outil est là pour vous servir, pas l’inverse.

Respecter l’utilisateur

Vous devriez choisir votre outil avec soin afin qu’il corresponde à vos attentes morales ¹. Ne mettez pas ceci de côté, que ce soit vis-à-vis de la licence du programme ou de votre droit à la vie privée. Pensez-y, même si c’est souvent délicat : votre choix n’en sera que plus travaillé et légitime.

En somme

Si l’utilisateur garde ces points à l’esprit et sait dans quoi il s’engage, alors je ne vois pas de raison de critiquer ses choix.

  • Utiliser un mac ? Si vous savez pourquoi et à quel prix, soit. Et je ne parle pas du prix monétaire.
  • Se cantonner à des logiciels 100% libres ? Si cela ne bride pas votre créativité, foncez ! Sinon à vous de voir si le sacrifice en vaut la chandelle.
  • Passer d’un clavier azerty à bépo ? Vous allez taper bien moins vite pendant une ou deux semaines, mais vos articulations vous remercierons par la suite.

Prendre le temps de faire des choix raisonnés et conscients permet de ne pas être victime des choix que les autres font pour nous.

[Image]

 

Note

¹ Vous ne porteriez pas des habits bardés de micros enregistreurs ? Vous ne porteriez pas des lunettes envoyant toute votre vie à votre opticien ? Alors pourquoi accepter d’utiliser des outils qui trahissent vos habitudes et usages à des multinationales ? Pourquoi accepter de perdre les droits sur vos images en les envoyant sur des outils de diffusion aux conditions d’utilisation malhonnêtes ?

Lecture : Scrum en action

Scrum en action est un petit livre de 165 pages qui a pour but d’expliquer le fonctionnement de la méthode agile Scrum d’une façon simple et humaine.

Le livre est écrit à la façon d’un roman, se lit très rapidement, et donne vraiment l’impression de comprendre le but de la méthode Scrum. On ne retient pas plus facilement les éléments méthodologiques qu’en lisant le manifeste agile, mais le livre sait ajouter un côté humain qui permet de comprendre les enjeux et la portée d’un changement total de paradigme de gestion de projet.

À propos du livre, j’ai personnellement trouvé le côté roman assez maladroit, mais c’est mon côté littéraire qui s’exprime, côté clarté et explications, on s’y retrouve parfaitement. En effet, quasiment chaque page comporte un résumé en gras des éléments importants à retenir, et chaque fin de chapitre est une double page de mémos. Si vous vous contentez de lire ces éléments clefs, en 1h vous pouvez avoir fini le bouquin !

La suite de cet article est une mise à l’écrit d’une pensée en construction.

Les méthodes agiles m’interpellent vraiment en ce moment. Dans mon «apprentissage»* de la gestion de projet, j’ai du mal à accepter de terme de chef de projet sans broncher, et je trouve là une réponse à ce doute organisationnel : une équipe restreinte, bien huilée, et autogérée. Avec un organisateur qui n’est que là pour s’assurer que les procédures soient bien respectées, mais jamais pour dicter une méthode d’organisation parfois étrangère aux travailleurs, qui redeviennent alors maîtres de la machine de production de valeur ajoutée.

Une fois n’est pas coutume, une petite question ouverte de fin d’article : Dans un milieu (l’entreprise) qui est parfois vécu comme un espace de routine et de non-expression de soi, ce genre de méthodes ne pourrait-elle pas permettre un meilleur épanouissement personnel ?

* Je mets ici des guillemets car j’ai bien conscience qu’il est délicat de parler d’apprentissage de gestion de projet. Les termes expérience et partage sont certainement plus appropriés.

How to fix Ubuntu 14.04 and Elementary OS on the Thinkpad E145

The Thinkpad E145 is a nice machine : good screen resolution, solid, with a huge battery (~10h). But the linux support is awful. It appears that this computer was sold with Ubuntu once upon a time, but nowadays screen brightness and wifi don’t work out of the box on Ubuntu and forks.

But don’t worry : it works pretty well after few manipulations !This manipulation is for Ubuntu 14.04 and derivatives, I don’t know if it fits other distros. I personally use Elementary OS on is, and it works like a charm.

So, let’s fix your installation !

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La motivation d’écrire du logiciel libre

Il existe une quantité impressionnante de petits logiciels libres. Ces bouts de code écrits par des passionnés, amateurs, bidouilleurs, pros, qui ont un point commun : être réalisés pendant le temps libre de l’auteur.

Ces logiciels peuvent être une réponse à un besoin personnel très précis, mais certains peuvent également avoir une fonction plus simple d’accès, et vont donc pouvoir potentiellement attirer des utilisateurs.

Tous ces logiciels vivent, s’épuisent, meurent, et de nouveaux venus leur succèdent, mais qu’est-ce qui détermine l’abandon d’un logiciel libre par son auteur ? Comment les utilisateurs peuvent agir pour éviter la mort de leurs logiciels favoris ?

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Firefox OS : au quotidien

Je suis depuis quelques semaines équipé d’un Flame : téléphone milieu de gamme équipé de Firefox OS. Mon précédent appareil était un Nexus 4 sous Android, donc potentiellement bien plus rapide et mieux fini. Mais n’allons pas trop vite…

Comme toujours sur ce blog, pas de benchmark, comparatif de Ghz ou tripotage de latence, juste une évaluation de l’utilisabilité de la chose, et sa praticité au quotidien. Voici donc un petit retour sur mon expérience avec Firefox OS.

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Vivre de ses logiciels libres ?

L’article j’ai switché sur Mac et j’en suis ravi publié par Frédéric Logier hier à énervé pas mal de monde sur Diaspora ainsi que sur les commentaires de l’article. Tout le monde a joliment critiqué l’auteur : traître, ex-libriste, dans l’erreur technique, etc.

Je suis d’accord : c’est délicat de se prétendre « libriste total » quand on est sous mac. Mais comme il le dit : rien n’est binaire. Je pense que c’est tout à fait légitime d’en avoir marre, de se lasser, et de vouloir juste utiliser son ordinateur.
Mais peu importe, c’est un gros débat, propice à verser dans le règlement de compte, et le troll Linux VS [OS de votre choix]. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans les commentaires, la plupart des gens ayant attaqué l’auteur sur son librisme tiède, son inconscience, et son manque de connaissance du mouvement libre. Soit, pourquoi pas.

Hélas je pense que la plupart des réactions sont passés à côté du questionnement principal de l’auteur : comment vivre de son code, sous système libre ?

Selon moi, l’auteur fait un joli raccourci en disant que les libristes refusent de donner 1 centime pour leurs applications : la situation reste à nuancer. Pourtant, les faits sont là : en tant que développeur artisan(*),tu peux vivre de ta passion sous OSX. Sous linux, c’est délicat.

Il me semble donc que le débat principal ait été escamoté : la difficulté de gagner sa vie en tant que développeur de logiciels libres. En l’occurrence Frédéric compare ça avec son expérience du développement sous MAC (c’est ça qui à fâché pas mal de monde je pense), mais ce n’est qu’une comparaison comme une autre.

Je ne prétends pas avoir la solution, au contraire, je suis très perplexe quand à la possibilité de vivre de sa passion dans le monde du libre. Mais qu’on ne me dise pas que souhaiter vivre de sa passion n’est pas un but légitime.

(*) : Quand je parle de développeur artisan, j’évoque une personne qui développe seul ou avec quelques acolytes un produit de qualité pour ses usagers, pas une structure énorme. Donc l’argument « c’est possible, Redhat le fait », n’entre pas dans le sujet.